Partager l'article ! RUEIL-MALMAISON (92) Des Isariens parmi les salariés d'Univeler qui manifestent: publicité ...
Entre 150 (selon la police) et 300 (selon les syndicats) salariés du groupe agro-alimentaire Unilever ont manifesté mardi à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) pour demander une amélioration de leurs conditions de travail et des hausses de salaire.
Rassemblés devant le siège social français du groupe anglo-néerlandais, les manifestants venus de tout l'Hexagone avaient revêtu, pour certains, des gilets fluorescents sur lesquels on pouvait lire «Unilever prospère, les salariés galèrent».
Une délégation d'une intersyndicale CFDT-CGT-Force ouvrière-CFTC-CFE/CGC devait être reçue dans l'après-midi par la direction d'Unilever.
«La direction a décidé une hausse de salaire de 0,8% en 2010 pour les salariés des différents sites, alors que les principaux cadres d'Unilever bénéficient d'une prime annuelle allant de 30 à 50% de leur salaire brut», a affirmé Chantal Baunard, déléguée CFDT au siège.
Selon Hervé Darcy, délégué CGT du site de Le Meux (Oise), cette hausse représente 16 euros brut mensuels, alors que les syndicats réclamaient une hausse supérieure à 100 euros. «Il faut une politique salariale plus équitable, pour que tous les salariés soient reconnus», a-t-il insisté.
Une porte-parole du groupe a confirmé l'augmentation générale des salaires de 0,8% pour les non-cadres, accompagnée d'autres mesures variables selon les usines.
«L'entreprise est en décroissance depuis près de cinq ans sur des marchés frappés par la crise et par la montée en puissance des marques distributeurs», a-t-elle souligné.
Autre revendication de l'intersyndicale, selon Chantal Baunard, les conditions de travail «qui se sont fortement dégradées ces dernières années».
«La pression exercée sur les salariés du groupe, à tous les niveaux, est de plus en plus importante. Nous avons énormément d'arrêts maladie liés à des problèmes de dépression», a assuré la déléguée CFDT, qui affirme craindre «le syndrôme France Télécom».
Selon Hervé Darcy, le rassemblement est également l'occasion de manifester un soutien aux salariés de l'usine Fralib d'Unilever, basée à Gémenos (Bouches-du-Rhône), en grève depuis huit semaines pour des raisons salariales.
Ces derniers doivent rencontrer des dirigeants mardi après-midi lors d'une table ronde à Marseille.
Unilever compte quelque 4.000 salariés en France.